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Réflexion - Action - III -

 

 

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Cette loi du 16 janvier, annoncée par le premier ministre Manuel Valls lors de son discours de politique générale, fixe à 13 le nombre de régions métropolitaines contre 22 précédemment et reporte les élections régionales au mois de décembre 2015. Deux autres textes complètent la réforme terri-toriale du gouvernement. Le premier crée 11 métropoles, le second prévoit de nouveaux transferts de compétences des départements vers les régions et augmente la taille minimale des intercommunalités, divisant leur nombre par deux.

La loi (passée avec le 49 alinéa 3) pour la croissance et l’activité dite « loi Macron » du 6 août (du nom du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique) vise de manière générale à libérer l’activité économique en introduisant plus de concurrence, notamment dans les secteurs réglemen-tés.

Parmi ces mesures, on trouve l’élargissement des possibilités d’ouverture des commerces le dimanche et la nuit, la libéralisation des transports par cars grâce à la suppression du monopole de la SNCF.

Ajoutons la réforme de la réglementation de certaines professions (no-taires, huissiers de justice et commissaires-priseurs) afin d’augmenter le nombre de ces professionnels.

La loi sur la transition énergétique et la croissance verte du 17 août fixe comme objectif de lutter contre le dérèglement climatique par le change-ment de modèle énergétique. Elle prévoit de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, d’augmenter la production d’énergies renouvelables et de réduire à 50 % la part du nucléaire dans l’électricité à l’horizon 2025.

Elle prévoit des dispositifs pour favoriser la rénovation thermique des bâti-ments et encourager les transports propres.

François Hollande, le deuxième semestre 2015, s'investit dans le sauve-tage de la zone euro qui menace d'éclater avec la crise grecque et les crises bancaires en Espagne et en Italie. Il prône la création d'un «gouvernement de la zone euro» avec «un budget spécifique ainsi qu’un Parlement pour en assurer le contrôle démocratique».

« L’Europe se fera dans les crises. Elle sera la somme des solutions qu’on apportera à ces crises ». 1

Le Président Hollande, le 16 novembre, s’engage devant les parlemen-taires réunis à Versailles, après les attentats du 13 novembre, à « déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux in-térêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né français dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité ».

Le parlement est saisi une première fois, le 20 novembre, pour prolonger de trois mois l’état d’urgence instauré dès le 14 novembre. La loi élargit par ailleurs le régime des perquisitions et des assignations à résidence pour l’adapter à la lutte contre le terrorisme. L’état d’urgence sera prolongé en-suite à quatre reprises, jusqu’au 15 juillet 2017. La lutte contre le terro-risme fera par ailleurs l’objet durant le quinquennat de 5 lois qui renforcent les services de renseignements ou les prérogatives de la police ainsi que la lutte contre la radicalisation.

Le 27 novembre 2015, le Président Hollande prononce l’hommage de la Nation aux victimes des attentats dans la cour des Invalides.

Du 30 novembre au 12 décembre 2015, Paris accueille la Cop 21 sur le climat. 195 délégations internationales ont signé un accord ambitieux sur le changement climatique, radical aux dépens des énergies fossiles (char-bon, pétrole et gaz).

Le 2 février 2016, au terme d’une vaste concertation, la proposition de loi, déposée par les députés Jean Leonetti (LR) et Alain Claeys (PS), pré-voit, pour les malades atteints de maladies graves et incurables dont le pronostic vital est engagé à court terme, la possibilité de demander une sé-dation profonde et continue jusqu’au décès, associée à l’arrêt des traite-ments.

Elle encourage par ailleurs les patients à rédiger des directives anticipées qui s’imposeront au médecin et le développement des soins palliatifs.

En mars, le projet Loi Travail est modifié par l’exécutif, qui cède sur le plafonnement des indemnités prud’hommales et sur la définition des licen-ciements économiques.

L’Assemblée nationale, à majorité de gauche, et le Sénat, à majorité de droite, divergent sur la déchéance de nationalité. Ce projet est abandonné le 30 mars. Il provoque le départ du gouvernement de la garde de Sceaux Christiane Taubira.

« Je pensais qu’elle pouvait nous unir alors qu’elle nous a divisés » dé-clare le Président Hollande. (La déchéance de la nationalité est aujourd’hui possible par décret pour les personnes ayant acquis la nationalité française depuis moins de quinze ans et condamnées « pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Na-tion ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ». Avec néanmoins, depuis 1998, une restriction, au centre des débats actuels : « Sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride »).

Les décrets du 20 juillet 2016, sur une évolution notable en matière de se-cret professionnel, précisent les conditions dans lesquelles un profession-nel de santé est autorisé à échanger des informations afin d’assurer la con-tinuité des soins du patient.

La Loi du 8 août relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, dite « loi El Khomri », du nom de la ministre du travail, a suscité une forte opposition au sein même de la majorité. Elle provoqua de nombreuses manifestations au printemps 2016. En cause, l’utilisation d’ordonnances 49-3, notamment, sur une dis-position qui permet aux accords d’entreprises de déroger aux accords de branches en matière de temps de travail, d’heures supplémentaires ou de congés...

François Hollande est reçu au Vatican, le 17 août, par le Père François, qu’il remercie pour ses paroles très réconfortantes après l’attentat de Nice (86 morts) et l’assassinat du Père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Le 30 août 2016, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron quitte le gouvernement, après avoir lancé, en avril, le mouvement En Marche…

Il explique alors avoir touché du doigt les limites de notre système politique.

Le président français le 20 septembre, lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, soutiendra la rébellion et l’engagement pour

une Syrie démocratique, unitaire et pluraliste en lieu et place de la san-glante dictature de son Président actuel.

L’ouvrage « Un président ne devrait pas dire ça », le 12 octobre, pro-voque une déflagration politique, en raison des propos qui y sont rappor-tés, notamment sur les magistrats, ses ministres en exercice, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’immigration…

" Il y a une immigration illégale tolérée dans un certain nombre de sec-teurs économiques. Ce ne sera plus le cas ".

(Mais il y a ce qui se dit face caméra, et le reste. Selon ce livre, le chef de l’Etat "pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là". "Il y a à la fois des choses qui marchent très bien et l'accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue", aurait-il encore confié, en juillet 2014, aux journalistes qui l’ont interrogé, quelques mois avant le discours prononcé au Musée de l’His-toire de l’immigration).

Cette phrase « Un président ne devrait pas dire ça », François Hollande nous l’a lâ-chée, un jour d’exaspération. Il s’agaçait, alors, de voir la presse ausculter de trop près sa relation avec ses femmes, Ségolène, Valérie, Julie… Nous avons passé cinq années dans le sillage du chef de l’État, en sa compagnie, sans conseiller, sans témoin. Juste lui et nous. Avec une double exigence : pas de langue de bois, encore moins de propos « off the record ».

C’était la condition impérative. Pas de relecture, non plus, de ses « confessions », évidemment, et le recueil de confidences de ses proches : Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll… L’idée, née en 2011, était d’écrire la suite de « Sarko m’a tuer », livre dans lequel nous décrivions un pouvoir sarkozyste flirtant avec la ligne jaune. Hollande avait juré qu’il prendrait le contre-pied de son meilleur ennemi, encore fallait-il le vérifier.

Pour cela, nous avons plongé au coeur du pouvoir élyséen, exploré la face cachée de la présidence. Ou plutôt du président. Nous l’avons confronté à ses contradictions, questionné sur sa vie privée, sa politique économique, ses promesses non tenues, sa vision de l’islam, de l’extrême droite, des écologistes, de Macron… Et de Sarkozy bien sûr. Une immersion inédite dans le cerveau d’un homme de pouvoir qui s’est confié avec une franchise parfois déconcertante, revisitant les moments forts d’un quinquennat

aux allures de chemin de croix, dont nous révélons les secrets. Ni censure, ni auto-censure. Jamais un responsable politique, a fortiori un président de la République, ne s’était livré avec une telle liberté de ton. Plusieurs fois, il nous a dit : « Il se trouve que je suis président… » Comme s’il n’y croyait pas. Le président « normal » a ac-couché d’une présidence anormale. Il n’aurait pas dû « dire ça » ? Pas sûr. En tout cas, nous, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, nous devions l’écrire.

François Hollande renonce, le 1er décembre, à concourir pour l’élection présidentielle de 2017, une décision inédite pour un Président en exercice.

« L’exercice du pouvoir, les lieux du pouvoir, le rythme du pouvoir ne m’ont jamais fait perdre ma lucidité, ni sur moi ni sur la situation » dit-il.

Manuel Valls annonce, le 5 décembre, sa candidature à l’élection prési-dentielle via la primaire de la gauche.

(En novembre, il avait dit : « Face au désarroi, au doute, à la déception, à l’idée que la gauche n’a aucune chance, je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite ».

Le 6 décembre 2016, après avoir occupé plusieurs postes ministériels de 2012 à 2016, Bernard Cazeneuve est nommé Premier ministre. Il a égale-ment été celui qui a occupé cette fonction le moins longtemps sous la Ve République.

Dans son discours à l’Assemblée nationale, il rappelle la nécessité de con-solider, sur les cinq derniers mois de mandat, les plans engagés contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale.

Il insiste ensuite sur la nécessité d’assurer la sécurité des citoyens sur le territoire français, notamment en agissant contre le terrorisme avec l’aug-mentation des effectifs des forces de l’ordre. Enfin, il annonce la continuité des réformes menées au service du redresse-ment de la croissance du pays.

En Mars 2017, le nombre de chômeurs en catégorie A s’élève à 3,51 mil-lions pour la métropole et 3,77 millions en incluant l’Outre-mer.

Les demandeurs d’emploi inscrits dans les catégories A + B + C se chif-frent à 5,5 millions de personnes.

Reprenons les bilans de la première année des deux présidents socia-listes :

- dans le domaine sociétal, François Mitterrand entame sa présidence par l’abolition de la peine de mort, défendu par Robert Badinter, garde des Sceaux ; François Hollande fait voter par sa garde des Sceaux Christiane Taubira, le mariage homosexuel ;

- sur le plan politique, François Hollande désigne un premier ministre Jean-Marc Ayrault, très semblable à Pierre Mauroy. L’un et l’autre sont des professeurs de collège, devenus député-maire, le premier de Nantes, l’autre de Lille.

Mais dissemblances économiques et sociales : en 1981, les prestations so-ciales et le salaire minimum augmentent, des réformes ont lieu : cinquième semaine de congés payés, retraite à 60 ans au lieu de 65, semaine de 39 heures…, tandis qu’en 2012, obligé par la monnaie unique, le nouveau Président confirme le respect des engagements budgétaires européens , à 3 % de déficit, pris par ses prédécesseurs.

François Hollande, après ces cinq années, espère que son bilan sera rééva-lué par les françaises et les français, en tenant compte des résultats

obtenus :

- la réduction des déficits (de 5.2 % du PIB à 3.4 % en 2016),

- le rétablissement des comptes sociaux,

- la restauration des marges des entreprises et donc de leur compétitivité coût,

- le recrutement d’enseignants et de policiers,

- le regroupement des Régions,

- le rétablissement de la retraite à 60 ans pour les carrières longues,

- quelques réformes sociétales ou sociales, telles l’obligation d’une com-plémentaire santé pour tous les salariés...

A l'issue du dernier rendez-vous de l'exécutif, le mercredi 10 mai 2017, le Chef de l'Etat a salué sur le perron de l'Elysée un à un chacun des dix-sept ministres et vingt secrétaires d'Etat, avant de se rendre au Jardin du Luxembourg, pour présider, au côté de son successeur, la cérémonie com-mémorative de l'abolition de l'esclavage.

En 2020, convaincu que « la démocratie sociale est insuffisamment res-pectée », l’ancien chef de l’État décrypte, les institutions et valeurs de la République, dont la laïcité, dans un livre intitulé « Leur République », qui s’adresse aux enfants à partir de 10 ans. Ce livre s’inscrit dans la collec-tion Quand ça va... Quand ça va pas…

François Hollande n’a jamais renoncé aux traits d’esprit, qui ont accompa-gné sa carrière, encore maintenant, en déclarant :

- Toutes les décisions que je prends, je les prends, seul avec moi-même, dans un dialogue singulier !

- Certains proposent de supprimer le périphérique, mais que ferait-on des voitures !

- Attention à ne pas écarter les partenaires sociaux, au prétexte de faire entrer des citoyens tirés au sort ! ...

François HOLLANDE, Président de la République française, c’est :

567 déplacements en France, 221 à l’étranger, 453 dignitaires étrangers re-çus, 82 sommets, 87 hommages et commémorations, 62 cérémonies de re-mise de décoration, 67 inaugurations et visites, 49 remises de rapport, 59 réceptions, 560 jours de libres (sur 1825) selon la Source ELYSEE.

Si le concept jospinien du droit d’inventaire trouve enfin une réalisation, c’est que l’heure est grave. « Les socialistes sont passés, en cinq ans, d’une situation où ils n’avaient jamais eu autant de pouvoirs, à une quasi-disparition ».

NB : Je remercie surtout les auteurs de cette Histoire des Présidents, en particulier les Echos, La Croix, Le Point, Paris Match, Herodote, Notre Temps, Bd Voltaire… et certains sites : Google, Economie-gouv.fr, Wikipedia, Bing… sans oublier mon fils Stéphane Achiardi, monteur en site.







 





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